Coup de patte du webmaster

Ici , seront présents les petits textes qui ont pour thème les chats. Des petites histoires, des anecdotes sur nos petites bestioles .
Le webmaster se permet d'inaugurer cette petite rubrique. 






Il fait trop froid !

Voici un texte que j'ai rédigé au cours d'un atelier d'écriture. Le but était d'écrire sur une scène de la vie quotidienne mais de façon étrange . Voici le résultat :

Habitant au deuxième étage d'un superbe immeuble cubique rose, avec vue sur un collège cubique rose, je dois ouvrir mes fenêtres avant de fermer mes volets puis refermer mes fenêtres.
En effet, humaine banale faisant des tâches quotidiennes, je n'ai pas le pouvoir de voler, donc de me rendre au pied de mon mur puis de m'élever sur une hauteur de 6 45 cm et 8 mm et de refermer mes volets sans ouvrir ma fenêtre de l'intérieur.
Si je savais voler, l'intérêt de faire un détour de 80 m en descendant les escaliers puis en faisant le tour de l'immeuble pour arriver au pied de ma façade, ce serait très pratique.
En effet, habitant au 2e étage d'un immeuble cubique rose, je coexiste avec une bestiole à 4 pattes, à longue queue avec yeux verts de la même couleur que les pelouses du quartier.
Appelé couramment chat, matou, minet, bestiole par tout le monde et p'tit con ou Virgule par ce qui lui sert de maitresse, cet animal a un horrible défaut qui est d'être frileux, autrement dit de ne pas supporter le froid.
Voici donc l'intérêt au fait de savoir voler pour fermer mes volets du 2e étage en faisant un détour par les escaliers et sans avoir surtout à ouvrir les fenêtres.
en effet, la fenêtre restant fermée, Monsieur Virgule n'aura pas froid.

Naturellement, le surveillant qu'est Virgule a ajouté un commentaire :
" Voici donc ce que fait ma maitresse lorsqu'elle n'a rien à faire. Ecrire des tissus de mensonge. Car en plus, je ne suis pas frileux."
ça , c'est lui qui le dit. Monsieur aime bien dormir en haut du radiateur ...



Amour partagé. ...

Un petit texte qui pourrait être un dialogue entre le surveillant du site et le webmaster


  • Le soir, tu me fermes ta portes. Pourquoi oses-tu me faire ça , à moi, ton mâle ? Ma fierté en prend un coup mais je dois ramper, te supplier pour que tu daignes enfin l'ouvrir. Et là , enfin, je sais encore que ce soir, tu ne seras qu'à moi .

  • J'aime le faire attendre le soir. Il a une façon de me supplier, une intonation dans la voix presque touchante que je ne peux résister longtemps. Comme tous les soirs, tu me supplies de t'ouvrir cette porte qui te sépare de moi. Mais j'aime tellement entendre tes petits pleurs que je n'ai pas honte. Car je sais que tu es tout à moi et que je suis tout à toi. Mais tu doutes tellement de ton emprise sur moi que cela en est encore plus mignon.Mon pauvre, comme si tu ne savais pas que je ne peux me passer de toi !

  • La nuit, je ne sais pas si je dois te détester ou t'adorer. Car il n'y a que la nuit que tu es bien à moi et rien qu'à moi.Je dois reconnaître avec regret que le temps glorieux des pharaons est bien fini . Je ne suis plus qu'un jouet pour ma déesse . Mais j'aime ces petites jeux . J'aime bondir sur ton lit puis me glisser doucement vers ton corps chaud sous les couvertures. Me mettre sur toi et montrer le plaisir que j'ai à nous savoir tous les deux, coupés du monde et des autres. J'aime sentir ton  odeur même si elle me fend le coeur dès fois. Car je sens bien l'odeur de mes semblables sur toi . Pourtant , tu n'appartiens qu'à moi. J'essaie de te le montrer tous les jours, tous les soirs, toutes les nuits . Mais j'ai l'impression que tu t'en fiches.

  • Et c'est reparti comme tous les soirs. Tu imagines que je suis à la fois ta mère et ta femme. Pour toi, je suis l'incarnation de la femme et tu imagines que tu as tous les droits sur moi. Tu veux ton calin du soir mais moi, j'ai envie de dormir. Comment ça , pas question ? Tu ne connais pas l'égalité des sexes, mon p'tit gars ? Finalement, c'est moi qui obtient gain de cause lorsque je te vois t'installer au bout du lit . Tu me fixes pour savoir si je dors vraiment. Il n'y a pas à dire. La femme est bien supérieure à l'homme.

  • Je sais bien que tu fais semblant de dormir. Tu me prends pour plus bête que je ne suis. Et si je viens te murmurer tes petits mots pendant que tu rêves de chat et de souris, comment réagiras-tu ? Je sais très bien comment tu fonctionne. Tu veux paraître plus sage que tu es en réalité. Tu me rappelles un petit chaton que j'ai bien connu dans ton sommeil. Aussi joueur et aussi prévisible...Sauf que là, tu es ma femelle. Moi, dans mes rêves, je me rappelles mes vies si lointaines où j'étais vénéré comme un dieu. Et là, je m'imagine sur un autel et toi, ma petite tigresse amenée que pour servir mon bon plaisir. Ensuite, je te prends la patte et on va filer le parfait amour dans la jungle parmi mes semblables et loin des chasseurs.

  • Le matin, j'aime te regarder dormir en boule à mes pieds. Tu me fais penser à un enfant qui s'accroche aux basques de sa mère.
Je souris malgré moi. Puis, il suffit que je bouge un peu pour que tu te réveilles. Tu es le gardien de mon sommeil et de mes rêves mais je dois retourner à mon royaume qu'est ma vie quotidienne et à mes semblables. Je dois me préparer pour courir après mon fidèle destrier que je dois partager avec tout le monde. Il est vrai qu'il faudra que je songe à passer mon permis un jour. Il n'y a rien de glorieux à prendre le bus. Et mon palais, si tu le voyais, tu ne comprendrais pas pourquoi il est si vieux et pourquoi je dois le partager avec des professeurs et des étudiants.

  • Et c'est ainsi tous les jours. Je dois l'attendre toute la journée. Quand elle se lève , j'essaie de miauler pour lui faire comprendre que je ne veux pas qu'elle se lève . J'aimerais tellement qu'elle reste dans son lit toute la nuit, dans cette jungle pour être tous les deux. Maudit soit ce royaume où elle se rend toute la journée. En plus, le soir, lorsqu'elle revient, elle a sur elle des odeurs de mâle , de poussière, de chatte, de chien . Elle m'insulte en plus en m'appelant son toutou adoré. Eh ! Y'a des limites quand même.

  • Mon pauvre petit, tu attends ta mère tous les soirs comme un parfait toutou . Je sais,je sais. Oui, j'ai caressé le chien du voisin et je suis allée chez ma soeur. Oui, j'ai aussi caressé son chat. Mais ils ne sont rien pour moi, tu devrais le savoir.

  • C'est pour cela qu'elle m'a castré. Femelle indigne. Et le pire, c'est qu'il faudra encore que je la supplie le soir pour qu'elle m'ouvre la porte .Ô Bastet, pourquoi ne t'es-tu pas occupée de ma maitresse ?




Petite précision : Bastet est une deésse de l'amour chez les égyptiens mais elle a une tête de chat. 











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